Nathan Iyer

“Une ville centrée sur l’humain s’imagine à taille humaine.”

Architecte et designer urbain innovant, Nathan Iyer, originaire de Durban, est l’esprit derrière la Smart City de Beau Plan. Son succès repose sur son approche différenciante : penser la ville pour ses habitants, et non autour d’eux. Il partage avec nous sa vision pour Beau Plan.

Qu’est-ce qui a encouragé la naissance des Smart Cities ?

Les populations commencent à délaisser les villes à l’atmosphère hectique, afin d’opter pour une meilleure qualité de vie. Elles choisissent, de plus en plus, de travailler pour des entreprises situées à proximité de chez eux ou de leurs lieux de sortie préférés – restaurants, magasins ou cafés. Cela étant dit, nous sommes évidemment tous à la recherche d’environnement de travail pratiques et accessibles, avec lesquels nous sommes familiers et qui encouragent la mobilité. Je démarre chacun de mes projets avec ces objectifs en tête : instaurer un sentiment de connexion pour créer des espaces de vie conviviaux, et concevoir des bâtiments en harmonie avec leur environnement naturel – des atouts qui ont permis, autrefois, de créer des communautés vibrantes.

Il n’existe pas de définition universelle expliquant le concept de ville intelligente. Dites-nous, comment l’expliqueriez-vous ?

Toute ville, qu’elle soit définie comme intelligente ou non, est centrée sur l’humain.

Les villes sont le catalyseur de l’humanité et de la créativité. Elles sont à l’origine de la culture. Planifier une ville intelligente, et par extension imaginer un meilleur futur, vient redonner toute leur importance aux besoins, désirs et problématiques rencontrées au quotidien par les personnes qui y vivent, y travaillent et utilisent ses espaces. L’esthétique compte et l’aménagement des infrastructures est essentiel pour résoudre ces problèmes. Mais quelle est l’utilité d’un bâtiment s’il n’est pas utilisé par l’humain ? Bâtir une communauté est un aspect essentiel pour faire renaître nos racines humanistes.

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour mener à bien ce projet ?

Ce qui m’a marqué à Beau Plan, c’est sa beauté exceptionnelle. Quand je m’y promène, j’ai l’impression de remonter le temps. Son histoire riche émane de chaque recoin. J’aime cette émotion qui m’habite lorsque je m’y trouve.

Son second atout le plus marquant est sans aucun doute son emplacement, directement  connecté au village plein de charme de Pamplemousses. Avec ses vestiges historiques, son jardin botanique et cette ancienne usine sucrière, il émane de Pamplemousses une atmosphère particulière, ce qui lui donne un cachet unique. À la manière d’un pont connectant le nord de l’île à la capitale, Port-Louis, Beau Plan trouve tout son sens.

En créant un développement infrastructurel correctement planifié et un centre de transport en  commun, les activités de cette zone stratégique peuvent croître par vagues, conduisant à la création d’autres centres d’activités dans la région. Cela se traduira par une répartition égale des opportunités et de la prospérité dans la région, tout en promettant un meilleur accès à l’éducation et en offrant des modes de mobilité alternatifs et un style de vie caractérisé par l’inclusion et la cohésion sociale. Ce projet met l’humain au premier plan, et c’est véritablement cela qui m’inspire.

Qu’est-ce qui, selon vous, donnera à la Smart City de Beau Plan son identité unique ?

Une ville centrée sur l’humain s’imagine à taille humaine. C’est ce qui façonne sa qualité de vie. Beau Plan sera pensée pour un usage piéton, en étant attrayante visuellement et fonctionnelle. Attendez-vous donc à des bâtiments plus petits (de quatre étages maximum), ainsi qu’à des transports en commun et des sentiers piétons. Beau Plan sera intelligente de toutes les manières possibles.

Nathan Iyer

Architecte et designer urbain innovant, Nathan Iyer, originaire de Durban, est l’esprit derrière la Smart City de Beau Plan. Son succès repose sur son approche différenciante : penser la ville pour ses habitants, et non autour d’eux. Il partage avec nous sa vision pour Beau Plan.

septembre 9, 2020